Sans l’apport inestimable des abeilles, nos bleuets ne seraient pas reconnus pour leur douceur exceptionnelle. Au Nouveau-Brunswick, ces insectes jouent un rôle incontournable en tant que précieux alliés des agriculteurs, qui dépendent entièrement d’eux pour la pollinisation. Ces dernières années, une pénurie d’abeilles s’est fait sentir, tandis que la demande en pollinisation augmentait en raison de la prospérité des exploitations. Le rôle des abeilles n’a jamais été aussi crucial.
“La production fruitière dépend en grande partie du niveau de pollinisation. La présence de ces abeilles pour polliniser les fleurs est donc primordiale”, explique Paul Kelly, directeur technique des ventes à Koppert Canada.
Les bourdons et les abeilles domestiques sont tous deux essentiels pour les agriculteurs du Nouveau-Brunswick. Leurs visites combinées favorisent une meilleure formation des graines, des fruits plus gros et des rendements plus élevés. La taille adéquate des fruits est un gage de fraîcheur pour les bleuets.
“Nous utilisons un mélange de bourdons et d’abeilles domestiques pour profiter des avantages de chaque espèce”, ajoute M. Kelly. “Les bourdons pollinisent même par temps froid, venteux ou pluvieux, ainsi que par temps chaud. Les abeilles domestiques, quant à elles, sont très actives lors des belles journées ensoleillées. Nous tirons ainsi parti de toutes les conditions météorologiques.”
Les cultures de bleuets sauvages ont également besoin d’une pollinisation adéquate pour prospérer, et de nombreux producteurs mettent en place des colonies pour soutenir leurs récoltes.
M. Kelly collabore avec des producteurs de bleuets sauvages au Nouveau-Brunswick, à l’Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse. Il effectue des visites régulières pour évaluer la qualité et le rendement des colonies.
“Les abeilles ouvrières peuvent voler par des vents allant jusqu’à 60 km/h et travailler à des températures aussi basses que cinq degrés et jusqu’à environ 28 degrés. Leur capacité de pollinisation est parfaitement adaptée à ces conditions”, précise-t-il.
La résilience et la capacité d’adaptation des abeilles sont essentielles pour la communauté des producteurs de bleuets. Sans leur travail de pollinisation, nous ne pourrions pas profiter d’une telle abondance de baies, et les champs de bleuets en fleurs du Nouveau-Brunswick ne seraient pas aussi resplendissants.
“Il est impossible d’atteindre les rendements escomptés par acre sans les abeilles pour assurer la pollinisation. Leur présence est absolument vitale”, conclut M. Kelly.
